La Newsletter de Entreprendre dans la Mode đŸ”„: Les clĂ©s de la rĂ©ussite de PATiNE

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Ici je résume chaque semaine en 5 mn chrono les principaux enseignements tirés de chaque épisode du podcast. 

 

L’objectif : vous donner des clĂ©s et des outils pour entreprendre et rĂ©ussir dans la mode.

 

Hello,

 

Cette semaine, je reviens sur ma conversation avec Charlotte Dereux, la co-fondatrice de Patine.

 

Patine se prĂ©sente comme une marque d’essentiels Ă  avoir dans son dressing : des vĂȘtements Ă©co-friendly et responsables ultra cools et d’une qualitĂ© incroyable.

 

Une marque sans intermĂ©diaires qui ne vend que sur son site — encore une digital native vertical brand !

 

Ce que vous apprendrez dans cette newsletter :

 

🍚 Par quoi commencer quand vous montez votre marque

🍚 Quel est le bon moment pour se lancer

🍚 Pourquoi monter une marque en ligne

🍚 Comment crĂ©er une fan base rapidement

🍚 OĂč Charlotte trouve son inspiration

 

Sans plus attendre, découvrons les clés du succÚs de Patine. Bonne lecture !

 

 

  1. Vouloir faire plus qu’une marque de mode 

 

Les gens n’achùtent pas ce que vous faites mais POURQUOI vous le faütes.

 

Cette phrase est de Simon Sinek, l’auteur du livre Commencer par POURQUOI.

 

Charlotte l’a lu et le connaüt par cƓur.

 

DĂšs le dĂ©part, elle et son associĂ©, Nicolas Poyet, sont en recherche d’un projet qui ait du sens, en ligne avec leurs valeurs.

 

Ils ne veulent pas faire une Ă©niĂšme marque de vĂȘtements. Ils veulent participer Ă  un truc plus grand qu’eux.

 

Ils décident alors de créer une marque responsable, conscious, avec un propos fort.

 

Au final, leur t-shirt est bio, recyclĂ© (40% de coton recyclĂ©) et son empreinte environnementale beaucoup plus faible qu’un t-shirt de base.

 

Pour en savoir plus, lisez leur manifesto.

 

 

2. Prendre le temps d’affiner sa vision et sa mission

 

Charlotte et Nicolas ont mĂ»ri leur projet pendant 6 mois avant d’annoncer qu’ils quittaient leur boĂźte.

 

Un temps nécessaire pour « caler la marque »

 

Ils l’ont passĂ© Ă  dĂ©finir et Ă  formaliser leur vision et leur mission pour qu’elles soient claires, cohĂ©rentes et faciles Ă  raconter.

 

Charlotte ne regrette pas d’y avoir passĂ© autant de temps car cela leur a permis :

 

  • de dĂ©finir clairement ce qu’était Patine, l’identitĂ© et les valeurs de la marque

 

  • d’établir la vision Ă  20 ans et de savoir par quel produit ils allaient commencer

 

  • de trouver une formule unique qui les a convaincu qu’ils tenaient quelque chose et qu’ils pouvaient se lancer

 

 

3. Confronter son idée avec le marché le plus vite possible

 

Une fois la vision dĂ©finie, ils ont trĂšs vite rencontrer des gens pour tester l’idĂ©e : des professionnels, des fondateurs de marques et de sites, mais surtout des potentiels clients.

 

Un exercice riche d’enseignements : « Par exemple, ça m’a permis de dĂ©couvrir que mĂȘme mes copines Ă  fond chez Naturalia, elles lisaient pas les Ă©tiquettes, elles s’en foutaient complĂštement de l’éco-friendly dans la mode. Et ça c’est trĂšs trĂšs utile de savoir qu’on lance une marque conscious mais que le conscious c’est encore rien, que les gens sont pas encore au courant »

 

À partir de lĂ , ils dĂ©cident d’adapter leur stratĂ©gie de communication : ils partagent au maximum ce qu’ils apprennent sur les matiĂšres, sur leur maniĂšre de faire de la mode durable.

 

Aussi, pour valider leur idĂ©e et mesurer l’intĂ©rĂȘt, Charlotte et Nicolas sont allĂ©s jusqu’à crĂ©er un site web de prĂ©sentation sur un t-shirt qui n’existait pas encore 💡

 

 

4. Savoir se lancer au bon moment

 

Vous vous ĂȘtes sĂ»rement dĂ©jĂ  posĂ© la question : Ă  quel moment je dois quitter mon job pour me consacrer Ă  200% Ă  mon projet ?

 

Charlotte et Nicolas, eux, ont attendu d’avoir les preuves de concept suivantes :

 

  • arriver Ă  expliquer Ă  quelqu’un la marque Patine et son concept en 3 phrases

 

  • valider avec des chiffres qu’ils pourraient en vivre Ă  horizon de deux-trois ans

 

  • avoir une vision trĂšs lointaine de la marque : « On imaginait dĂ©jĂ  200 produits. J’ai une liste dans Google des 200 produits qui s’appelle la Wonderful list Patine. Chaque ligne c’est un habit, un produit. Tout de suite je voyais qu’il y avait plein de choses sur lesquelles je pouvais appliquer notre recette rĂȘvĂ©e »

 

  • savoir en pratique par quoi commencer, avoir une idĂ©e prĂ©cise des premiĂšres Ă©tapes : « Trouver la matiĂšre pour faire notre premier t-shirt, puis monter un site, puis essayer de communiquer pour trouver des clients, c’était clair en fait ! »

 

 

5. Faire le choix du digital 

 

Charlotte est partie en ligne parce que ç’est ce qu’elle savait faire de mieux : elle a travaillĂ© 10 ans en tant que directrice marketing chez Sarenza, qui est spĂ©cialisĂ©e dans la vente en ligne.

 

Mais il y avait deux autres bonnes raisons de se lancer Ă  100% sur le web :

 

  1. Pouvoir expliquer la matiĂšre et l’origine des produits Ă  ses clients. En effet, un des biais de diffĂ©renciation de Patine, c’est le choix des matiĂšres. En ligne, c’est plus facile de l’expliquer. En wholesale, c’est impossible. Il leur faudrait former des vendeurs qu’ils ne connaissent mĂȘme pas.

 

  1. Être en lien direct avec leur clients, leur communautĂ© : « J’ai 40 conversations Instagram en privĂ© par jour, des mails comme si on recevait des petites lettres roses avec des coeurs parfumĂ©s de je vous aime. On se sent hyper entourĂ© et ça on ne pourrait pas l’avoir si on Ă©tait pas une vertical brand en ligne »

 

 

6. Sa stratégie marketing 

 

À la base, Patine a un bon produit et un projet fĂ©dĂ©rateur.

 

Mais ensuite, qu’est-ce qui a permis Ă  la marque d’émerger si rapidement ?

 

Charlotte a mis son expérience au service de sa marque.

 

Retour sur les principales actions menées :

 

  • ouvrir le compte Instagram 6 mois avant d’ouvrir le site Patine pour recruter une premiĂšre petite communautĂ©

 

  • beaucoup communiquer sur sa mission et sa vision pour rassembler les gens autour, pour leur donner envie de les suivre : manifesto placĂ© en bas de tous les posts pour raconter ce qu’ils allaient faire plus tard, qui ils Ă©taient

 

  • partager son moodboard pour rassembler des gens qui aimaient les mĂȘmes choses : ses influences crĂ©a, ce qu’elle aimait, la pop culture des annĂ©es 80/90

 

  • rĂ©ussir Ă  faire porter le t-shirt Patine Ă  2 – 3 personnes influentes que Charlotte connaissait comme Lisa Gachet

 

  • leur prĂ©sence au salon instapreneurs oĂč ils ont passĂ© la journĂ©e Ă  montrer leur t-shirt, a expliquĂ© la marque, la matiĂšre. RĂ©sultat : ils ont parlĂ© Ă  + de 500 personnes et ont doublĂ© leur base de followers 2 jours aprĂšs le salon

 

  • Charlotte a Ă©crit Ă  tous ses contacts Linkedin pour annoncer le lancement. RĂ©sultat : des centaines de retours

 

  • animer les rĂ©seaux en attendant la livraison des produits en prĂ©commande pour faire parler de la marque rĂ©guliĂšrement

 

  • des collaborations bien choisies avec Colette et Generation XX notamment

 

 

Les Outils de Charlotte 🛠

 

  • Tous les livres sur le lean et Lean Branding en particulier pour tous les supers frameworks et pour se canaliser quand on a plein d’idĂ©es

 

  • Sa source d’inspirations : le vintage (eBay, Etsy, les shops en vacances, Ă  Austin entre autres)

 

  • Ses inspirations du moment : Outdoor Voices et leur dernier shop Ă  Melrose qui exprime bien la marque et Glossier pour le branding

 

  • Pinterest pour collecter les images (20 000 captures d’écran) et Notes pour collecter les idĂ©es

 

 

C’est tout pour cette semaine !

 

J’espĂšre que cette newsletter vous a aidĂ©. Si c’est le cas, merci de la partager 🙏

 

N’hĂ©sitez pas Ă  me faire vos suggestions et vos feedbacks en rĂ©pondant directement Ă  cet email.

 

Enfin, pour Ă©couter le podcast en entier : Inscrivez-vous sur iTunes – Inscrivez-vous sur Spotify – Inscrivez-vous sur Soundcloud

 

Avant de se quitter, une citation de Charlotte : « Un des trucs que j’ai le plus appris en lançant Patine, c’est d’oser, d’oser demander et proposer. Une fois qu’on a compris que le pire qui puisse nous arriver c’est qu’on nous dise non, et que c’est pas trĂšs grave, ça dĂ©bloque pas mal de choses » đŸ’Ș

 

À trùs vite 😉

Adrien

 

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